Souvenirs de métiers

Jérémy Moncheaux – Souvenirs de métiers – Lycée Horticole – Lomme – 2026

Les élèves de deuxième année de capa (Jardinier Paysagiste et Métiers de l’Agriculture) ont interviewé des adultes, souvent des proches (parents, grands-parents) sur les métiers que ces derniers ont effectués au cours de leur vie. Partant de ces interviews ils ont travaillé à la réalisation de la fresque avec l’aide de l’artiste Jérémy Moncheaux dont le thème de prédilection est la mémoire ouvrière de notre région.

Le projet a été réalisé au fusain et au blanc de Meudon sur un mur extérieur du lycée de 25 m de long. Une partie des fusains a été fabriqué au lycée par les élèves. Des travaux initiaux de recherche ont été réalisés sur feuille avec des fusains.

Lors de la première rencontre avec les élèves Jérémy Moncheaux a évoqué son travail sur les espaces ouvriers du Nord Pas de Calais. Il a projeté ses œuvres qui accompagnaient des images des usines, des mines. L’aspect biographique de son intervention, l’évocation de sa famille et de ses rencontres dans le cadre de ses recherches a permis aux élèves de s’approprier très facilement le projet. Ils ont ainsi immédiatement été attentif et ont trouvé des correspondances dans leur propre histoire, leurs quartiers, évoquant les lieux de travail de leur famille pour certain.e.s.

Ils ont ainsi tous pu représenter individuellement sur une grande feuille un objet symbolique et souvent lié à leur histoire familiale. Nous avons ensuite débroussaillé un espace où installer le feu permettant la fabrication des fusains à base de branches de saules du lycée.

Le temps fort fut bien entendu la réalisation de la fresque.

Le fait d’être installé dehors dans le lycée sur un lieu de passage a permis d’attiser la curiosité du personnel et des apprenants qui sont passés discuter du projet avec les élèves. Une grande majorité des élèves a adoré ce projet où l’art s’est mis au service d’une histoire familiale pas toujours très bien connue des intéressé.e.s eux-même et a permis d’activer une forme d’ appropriation. Le fait de réaliser la fresque en plein air sur un matériau brut avec un matériau brut a ajouté au plaisir qu’on eu les apprenants a s’exprimer, a chercher à dire leur histoire, même symboliquement.

Les élèves ont tous participé et la plupart ont vraiment adoré : je recommande vivement ce type d’intervention qui permet de diminuer les difficultés souvent liés à l’appropriation des techniques et des médias. En bref le plaisir de s’exprimer était là dans une forme de simplicité de nos origines.